La plupart de mes collègues considèrent que le monde va de plus en plus mal. Qu'il suffit de consulter le fil d'actualité pour s'en rendre compte. Pourtant, je n'ai pas la même vision des événements qu'eux. Evidemment, les problèmes existent, et ils sont même légion. Mais je garde toujours en tête une donnée essentielle : ce sont toujours les râleurs qui font le plus de bruit ; la majorité qui consent, elle, reste souvent silencieuse. Il suffit de consulter les commentaires des internautes en bas de chaque article en ligne pour s'en rendre compte : ce sont les plus haineux qui prennent le plus souvent la parole. Il faut donc prendre en considération le silence et ne pas se focaliser uniquement sur le bruit pour voir où nous en sommes vraiment. Et il en va de même pour les sujets d'actualité : ce sont souvent les sujets les plus dramatiques ou problématiques qui sont mis en avant ; parce que le bonheur fait rarement vendre. Imaginez un film de deux heures où il ne se passerait rien, où les personnages seraient toujours heureux. Vous auriez envie de regarder un tel film ? Non, bien évidemment : une histoire commence à partir de moment où il se passe quelque chose, où apparaît un problème. Il faut donc aussi prendre en considération le fait que les médias ne reflètent en général que la part la plus sombre des événements. Là encore, la majorité des événements qui se produisent dans le monde ne sont pas dramatiques.

Cela n'empêche bien évidemment de regarder tout ce qui se passe dans le monde. C'est d'ailleurs ce que je me propose de faire ici même, au fil de mes billets. Mais il faut toujours garder à l'esprit que les médias n'éclairent que la partie sombre de notre histoire. La partie lumineuse existe, et elle est chaque jour sous nos yeux...