L'oeil de lumière

28 mai 2018

Prochaines élections

Les élections présidentielles auront lieu dans plus de deux mois, et pourtant, je ne peux déjà plus en entendre parler. Pire encore : pour la première fois de ma vie d'électeur, je n'arrive pas à déterminer qui j'aimerais voir comme président ! Cela dit, ça ne me dérangerait pas tant si cela ne concernait que moi. Mais apparemment, je suis loin d'être le seul à balancer ! La semaine dernière, j'ai encore effectué un incentive à Lyon où j'ai évoqué cette question avec pas mal de monde. Et j'ai remarqué que pas mal de gens avaient le même problème que moi : ils percevaient le caractère déterminant des prochaines élections, mais songeaient quand même à voter blanc. Comme moi, aucun challenger n'avait à leurs yeux ce qu'il fallait pour redresser la France. Pas par manque de choix, pourtant. Les postulants nous offrent à l'évidence des tendances particulièrement tranchées. Entre les coupes budgétaires de Fillon et la pseudo-modernité de Macron, les électeurs ne manquent a priori de rien, question choix. Oui, mais voilà : aucun des candidats proposés ne semble avoir ce qu'il faut ; chacun d'entre eux est d'une certaine manière le symbole de tout ce qui ne va pas dans le système politique. Fillon, le moraliste qui s'en met plein les poches ; Macron, un être tout en façade ; Hamon et son fameux revenu universel ; Marine et ses idées aux relents d'années 30... Selon moi, ces candidats sont déconnectés du réel et sont incapables de proposer autre chose que des solutions excessives. Et chacun d'eux sera une source de problèmes, s'il passe. Les quatre ténors actuels seraient une hérésie à la tête de l'Etat. Du coup, je pense que je vais me pencher sur les candidats hors parti, pour une fois. Ils survivent à peine pour le moment, mais il est possible qu'on les écoute plus que d'habitude, d'ici peu. En effet, lorsque les débats commenceront vraiment, l'égalité de temps de parole va légèrement rebattre les cartes, et ces candidats-là profiteront d'une nouvelle dynamique. Et si pas mal d'électeurs ressentent le même ras-le-bol, les candidats du peuple pourraient être la tortue contre le lièvre dans cette élection. Ce ne serait pas la première fois que cela arrive, même si, en France, nous sommes solidement attachés à nos énarques inutiles. Quoi qu'il en soit, cet incentive m'a fait passé un excellent moment. Je vous mets en lien le site de l'agence qui s'en est occupée, si vous voulez voir à quoi ça resemblait. Retrouvez toutes les infos sur cette incentive à Lyon en suivant le lien.

Posté par cophilentin à 15:31 - Permalien [#]

23 mai 2018

Dépenses de santé croissantes non liées à l’amélioration de la santé

En prévention, les sommes mobilisées sont loin d’être négligeables comme l’indique une étude publiée en juillet 2006, réalisée à partir des Comptes nationaux de la santé de 2002 : la France consacre 10,5 milliards d’euros à la prévention, soit 6,4 % de ses dépenses de santé. Ainsi que le relève la Conférence nationale de santé dans son avis du 22 mars 2007, « Plus que son montant, c’est l’absence de stratégies évaluées en promotion de la santé, élaborées et organisées avec le système de soin et avec l’ensemble des acteurs concernés en dehors du soin qui réduit l’efficacité de la dépense globale de prévention. » L’attraction exercée par les grandes métropoles prive progressivement les populations des zones suburbaines ou rurales écartées d’accès aux soins car les professionnels s’y trouvent inexorablement attirés du fait d’infrastructures de meilleure qualité dans tous les domaines, culturels, de transports, de loisirs ou sanitaires. Certaines zones géographiques sont sous dotées en terme d’offre de soins et parfois totalement dépourvues d’une offre de soins à tarif opposable. Elles contribuent à renvoyer les personnes en demande de soins vers l’hôpital public et, en son sein, vers les urgences. Ces territoires, à découvert d’une offre utile, viennent renchérir encore l’accès aux soins pour une population alors contrainte d’ajouter des frais de déplacement parfois considérables au prix des consultations et des traitements. Ainsi que le fait remarquer le Dr TARPIN de Espace Généraliste sur les 14 millions de passage par an dans les services d’urgence, 11 millions sont injustifiés et ne relèvent pas des urgences dont 8,8 millions ont lieu pendant les heures ouvrables et 50% de ces patients ont des symptômes depuis plus de 48h. C’est une illustration de la négation de la prévention laquelle repose sur le dialogue avec un professionnel qui connaît le contexte de ce milieu dans lequel évolue la personne. Il en résulte une dépense considérable d’examens qui ne seraient pas nécessaires si le patient était vu dans son milieu ou porteur d’un dossier médical aux informations sûres. Le principe de précaution et la judiciarisation de l’exercice médical, de surcroît, interdit aux urgentistes d’effectuer sereinement le premier métier de l’urgence qui consiste à trier les patients selon le degré de risque. Le défaut de connaissance réduit les critères d’éviction des urgences. En outre, la tarification à l’activité peut générer, plus ou moins consciemment, des examens inadéquats dans le but non d’aider au diagnostic mais de justifier la présence de matériels coûteux et de soutenir l’activité de l’hôpital pour lui procurer les revenus dont il manquerait. Les territoires où l’offre publique hospitalière est désormais insuffisante, faute de praticiens, contribuent à l’augmentation de la dépense mais surtout au renoncement aux soins et à l’entrée tardive et coûteuse dans le système, génératrice de handicaps, d’incapacités et de mortalité prématurée évitable. Le coût des groupes homogènes de séjour est, par exemple, beaucoup plus élevé à l’hôpital AVICENNE en Seine-Saint-Denis ou dans les quartiers Nord de Marseille. S’y ajoutent les indemnités pour perte d’activité ou incapacité.

Posté par cophilentin à 17:53 - Permalien [#]
21 mars 2018

Trop de casquettes pour une seule personne

De plus en plus souvent les conférences de presse, au niveau national, régional ou local, réservées par principe aux journalistes, sont truffées de communicants, voire de militants qui « occupent le terrain » et empêchent les journalistes d’exercer correctement leur profession. Le 30 août le premier ministre Edouard Philippe donne une conférence de presse sur les ordonnances concernant la législation du travail. Quelqu’un demande à poser une question en se présentant ainsi : « Raquel Garrido, pour les Terriens du dimanche » (émission sur C8). Or Raquel Garrido est certes chroniqueuse dans cette émission, mais aussi avocate de Jean-Luc Mélenchon et porte-parole de la France Insoumise. La Déclaration des droits et devoirs des journalistes adoptée à Munich en 1971 par les syndicats européens dispose qu’un journaliste ne doit jamais « confondre le métier de journaliste avec celui de publicitaire ou de propagandiste ». Ce texte stipule également de « respecter la vérité ». Or, en septembre Raquel Garrido a déclaré à l’émission « Les Terriens du dimanche » en évoquant une manifestation organisée par la France Insoumise : « C’est pour ça qu’on était dans la rue hier et que ça a si bien marché ». L’émission a été enregistrée le 21 septembre alors que la manifestation devait avoir lieu le 23. Anticiper sur les faits n’est pas « respecter la vérité ».

Posté par cophilentin à 17:50 - Permalien [#]
23 février 2018

Mettre du nez dans son vin

Le mois dernier, j'ai suivi un cours d'oenologie à Caen. Je dois avouer que c'est un domaine que je maîtrise assez mal, mais j'ai quand même passé un excellent moment. Nous nous sommes pas mal occupés des odeurs du vin, et l'on nous a appris que ces odeurs se décomposaient en plusieurs grandes familles. Pour ceux qui sont comme moi des amateurs peu éclairés, il faut savoir que lorsqu'on détaille les odeurs d'un vin, on procède en fait par analogie. En effet, les noms chimiques sont assez sibyllins : il est tout de même plus évident de parler de clou de girofle plutôt que d’eugénol ! Voici les familles d'odeurs que j'ai retenues pendant ce cours. Les odeurs florales se retrouvent en général dans les vins jeunes : rose dans les gewurztraminers, mais aussi aubépine ou chèvrefeuille dans plusieurs vins blancs. Les odeurs animales caractérisent les vins évolués : cuir dans certains Saint-Emilion, musc dans les vins des Corbières... Certaines odeurs sont même pénibles, comme l'odeur de souris qui se développe à cause d'une certaine levure. Les odeurs boisées comme le bois de santal se retrouvent quant à elles dans les vins élevés en barriques. Décrypter le parfum d'un vin est vraiment un exercice très sympathique, et je vous invite à prendre le temps d'essayer, la prochaine fois que vous dégusterez un vin. Et même, tentez l'aventure à plusieurs. Vous remarquerez vite que ce qu'on sent est fondamentalement subjectif. Il est donc inutile de se sentir nul quand on ne sent pas pas l'odeur de géranium là où d’autres la détectent ! Ca ne doit pas vous gêner car, finalement, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse : tout est une question de perception, et elle est différente pour chacun. Si vous voulez en apprendre plus sur le sujet, vous devriez tester les cours d'oenologie : mettez du nez dans votre vin ! On y apprend pas mal de choses, et dans une ambiance décontractée. D'ailleurs, je vous mets en lien le site de ce cours à Caen. Pour plus d'informations, allez sur le site de cette activité de cours d'oenologie à Caen et retrouvez toutes les infos.

 

vin (18)

Posté par cophilentin à 10:27 - Permalien [#]
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05 février 2018

Un peu de lumière, siouplaît !

La plupart de mes collègues considèrent que le monde va de plus en plus mal. Qu'il suffit de consulter le fil d'actualité pour s'en rendre compte. Pourtant, je n'ai pas la même vision des événements qu'eux. Evidemment, les problèmes existent, et ils sont même légion. Mais je garde toujours en tête une donnée essentielle : ce sont toujours les râleurs qui font le plus de bruit ; la majorité qui consent, elle, reste souvent silencieuse. Il suffit de consulter les commentaires des internautes en bas de chaque article en ligne pour s'en rendre compte : ce sont les plus haineux qui prennent le plus souvent la parole. Il faut donc prendre en considération le silence et ne pas se focaliser uniquement sur le bruit pour voir où nous en sommes vraiment. Et il en va de même pour les sujets d'actualité : ce sont souvent les sujets les plus dramatiques ou problématiques qui sont mis en avant ; parce que le bonheur fait rarement vendre. Imaginez un film de deux heures où il ne se passerait rien, où les personnages seraient toujours heureux. Vous auriez envie de regarder un tel film ? Non, bien évidemment : une histoire commence à partir de moment où il se passe quelque chose, où apparaît un problème. Il faut donc aussi prendre en considération le fait que les médias ne reflètent en général que la part la plus sombre des événements. Là encore, la majorité des événements qui se produisent dans le monde ne sont pas dramatiques.

Cela n'empêche bien évidemment de regarder tout ce qui se passe dans le monde. C'est d'ailleurs ce que je me propose de faire ici même, au fil de mes billets. Mais il faut toujours garder à l'esprit que les médias n'éclairent que la partie sombre de notre histoire. La partie lumineuse existe, et elle est chaque jour sous nos yeux...

Posté par cophilentin à 15:48 - Permalien [#]