L'oeil de lumière

10 novembre 2018

Popote et patati

J'ai toujours adoré la cuisine, mais cela a toujours été en simple amateur : et sur le plan technique, cela s'en ressent souvent ; mes plats présentent souvent de gros défauts, et mes invités ne se régalent pas autant que je voudrais. Par conséquent, fin d'année dernière, j'ai eu brusquement envie de me perfectionner aux fourneaux. Ce que j'ai fait dernièrement, en réalisant un cours de cuisine à Besançon, un cours où j'ai pu découvrir quelques techniques de chef et discuter à bâtons rompus avec d'autres passionnés. Je n'ai qu'un seul regret : c'est que ma douce ne m'ait pas suivi dans l'aventure. J'ai bien tenté de lui expliquer à quel point ce serait bien, mais j'aurais tout aussi bien pu lui demander de m'accompagner voir un match de foot. Elle m'a répondu qu'elle préférait se pendre plutôt que de faire ce cours. Il faut dire que si j'ai des lacunes sur le plan technique en cuisine, mon épouse n'a pour ainsi dire que des lacunes. C'est simple : le seul élément qui lui soit familier dans la cuisine, c'est le four micro-ondes. Elle éprouve une véritable animosité à l'égard de tout ce qui touche à la cuisine. Selon elle, se mettre aux fourneaux serait en effet une façon de s'asservir à la figure de l'épouse, telle qu'elle est véhiculée par le méchant patriarcat. Elle a donc fait le choix radical de ne jamais cuisiner. Néanmoins, à mon sens, la société serait vite complètement bloquée si tout le monde campait sur de telles positions. Je ne m'arrête par exemple pas de faire les travaux de maçonnerie, et ce bien que ça soit une tâche réservée aux hommes. Il paraît quand même insensé de ne jamais cuisiner par simple conviction. Malgré tout, je dois me faire une raison : depuis des années, ma chère et tendre ne veut rien entendre. Dès lors qu'elle s'est mise en tête une idée, il est extrêmement pénible de la faire changer d'avis. Ce qui est un avantage dans certaines situations, mais clairement pas dans ce cas précis. Soit dit en passant, si vous appréciez la cuisine, ce cours de cuisine pourrait vraiment vous séduire. L'ambiance y était à la fête et le chef a proposé de réaliser un menu facile à refaire chez soi. Je vous mets en lien le prestataire par lequel je suis passé. Sait-on jamais... Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de cette expérience de atelier de cuisine à Besançon.

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26 octobre 2018

Vers la fin de la démocratie ?

Le 31 décembre 1999, nous avons organisé une fête. C'était la fin d'un millénaire et le début d'un nouveau. les gens voulaient vraiment célébrer, de préférence dans un endroit exotique. Notre parti a rempli ce critère. Nous l'avons organisé à Chobielin, le manoir du nord-ouest de la Pologne que mon mari et ses parents avaient acheté une décennie plus tôt, alors qu'il s'agissait d'une ruine moisie. Nous avions restauré la maison très lentement. Ce n'était pas exactement fini en 1999, mais il y avait un nouveau toit. Il y avait aussi un grand salon fraîchement peint et complètement non meublé, parfait pour une fête. Les invités étaient divers: des amis journalistes de Londres et de Berlin, quelques diplomates basés à Varsovie, deux amis venus de New York par avion. Mais la plupart d'entre eux étaient des Polonais, des amis à nous et des collègues de mon mari, alors vice-ministre des Affaires étrangères du gouvernement polonais. Une poignée de jeunes journalistes polonais sont également venus - aucun alors particulièrement célèbre - avec quelques fonctionnaires et un ou deux membres du gouvernement. Vous aurait pu en regrouper la majorité, à peu près, dans la catégorie générale de ce que les Polonais appellent la droite - les conservateurs, les anticommunistes. Mais à ce moment de l’histoire, vous avez peut-être aussi appelé la plupart de mes invités des libéraux - des libéraux du marché libre, des libéraux classiques - ou peut-être des Thatcheriens. Même ceux qui étaient peut-être moins au fait des sciences économiques croyaient certainement en la démocratie, en l'état de droit et en une Pologne membre de l'OTAN et sur le point de rejoindre l'Union européenne - une partie intégrante de l'Europe moderne. Dans les années 1990, c’était ce que signifiait être «à droite». Comme les parties vont, c'était un peu décousu. La restauration en Pologne rurale n'existait pas dans les années 1990, alors ma belle-mère et moi avons fabriqué des cuves de ragoût de bœuf et de betteraves rôties. Il n'y avait pas d'hôtel non plus, alors nos 100 invités sont restés dans des fermes locales ou entre amis dans la ville voisine. J'ai gardé une liste des personnes qui séjournaient dans cette maison, mais quelques personnes ont fini par dormir sur un canapé dans notre sous-sol. La musique - des mixtapes, faites à une époque antérieure à Spotify - a créé le seul clivage culturel grave de la soirée: les chansons que mes amis américains se rappelaient de l'université n'étaient pas les mêmes que celles que les Polonais se souvenaient de l'université. Il était donc difficile de amener tout le monde à danser en même temps. À un moment donné, je suis monté dans l'escalier, j'ai appris que Boris Eltsine avait démissionné, j'ai écrit une brève chronique pour un journal britannique, puis je suis redescendu et j'ai bu un autre verre de vin. Vers trois heures du matin, un des invités polonais les plus loufoques a sorti un petit pistolet de son sac à main et a lancé des balles blanches dans le vide par pure exubérance.

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24 août 2018

Angleterre, le carcan de l'administration

Lorsque quelque chose ne va pas en France, on tend à montrer immédiatement du doigt les politiques. Cependant, ce ne sont pas forcément eux qui devraient être pointés du doigt. C'est ce dont j'ai pu me rendre compte la semaine dernière, en assistant à un colloque à Cambridge où j'ai pu discuter avec un haut fonctionnaire. Son propos m'a pour le moins impressionné, car il était particulièrement virulent à l'égard de l'administration dans son ensemble. L'un des problèmes majeurs de l'administration serait d'après lui son immuabilité, qui explique pour une bonne part son immobilisme. Il expliquait par exemple comment une directive réclamée par un ministre était presque toujours bridée, à un moment de la chaîne de transmission : chaque fois qu'elle était transmise à un nouveau bureau, il y avait des chances pour qu'elle finisse par moisir au fond d'un tiroir. Ce sabordage s'explique du simple fait que les hauts cadres de l'administration ne sont en rien obligés de bouger : il savent qu’ils seront toujours présents quel que soit le résultat des prochaines élections. Ce qui est évidemment loin d'être le cas du ministre ni même du Président. Cette protection administrative contribuerait en fait à l'immobilisme global. Et ce dernier serait également décuplé par les guerres entre personnes. En effet, les attachés des ministres émanent tous de l’administration. Cela occasionnerait de fait de nombreux conflits entre fonctionnaires issus de services différents. Mais ce qu'il y aurait de plus insupportable, toujours d'après ce fonctionnaire, c'est la façon dont l'administration agit en dehors des réalités. La conscience qu'elle a du réel est à peu près nulle, selon ce haut fonctionnaire. L’administration contemple le terrain d'un oeil administratif, mais ne s'occupe pas de la situation humaine. En découle des actions qui, pour être tardives et généralement coûteuses, sont en outre tout à fait à côté de la plaque la plupart du temps. Le mammouth de l'administration, comme l'appelait Allègre, ne semble pas avoir évolué. Je redoutais de me raser lors de ce colloque à Cambridge (son thème portait sur le coût logistique, qui ne m'inspire pas des masses), mais j'ai été surpris dans le bon sens grâce à cette discussion. Et l'organisation était, je dois dire, vraiment proche de la perfection. Au cas où, je vous mets d'ailleurs en lien le site de l'agence qui s'est chargée de le monter. Si vous cherchez un prestataire pour ce genre d'événement, ils ont été carrés de bout en bout. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur ce séminaire entreprise en Angleterre qui est très bien fait sur ce thème.

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21 août 2018

Pour une économie positive

Prendre en compte l’intérêt des générations futures s’impose peu à peu dans les discours, sinon dans l’action : le changement climatique fait l’objet de multiples sommets et textes internationaux depuis le sommet de Rio, il y a plus de vingt ans ; le recyclage est à la mode et l’écologie un mouvement politique. Cette bonne volonté affichée ne passe toutefois pas l’épreuve des faits : la plupart des gens vivent dans l’instant, sans s’inquiéter de laisser aux générations à venir des dettes multiformes, budgétaires, écologiques, sociales. Et beaucoup, au Nord comme au Sud, sont d’accord avec Groucho Marx, quand il interroge : « Pourquoi devrais-je me préoccuper des générations futures ? Qu’ont-elles fait pour moi ? » Il n’est pas si simple de répondre à ces questions. Pour comprendre ce que nous devons aux générations futures, il nous faut raisonner par l’absurde et imaginer un monde où elles n’existeraient pas : un monde où il n’y aurait plus, sur toute la planète, la moindre naissance. Nulle part. Sinon, peut-être, la naissance de tous les enfants déjà conçus. Un tel choc aurait des conséquences immédiates, outre la fermeture de toutes les maternités : la fin de tout projet familial, de toute projection dans l’avenir. Vingt ans plus tard, les conséquences seraient bien plus terribles : environ le quart des humains d’aujourd’hui vivants aurait déjà disparu ; les derniers jeunes entreraient sur le marché du travail. On fermerait successivement toutes les écoles, tous les collèges, tous les lycées, puis toutes les universités. En conséquence, le nombre de travailleurs commencerait à baisser irrémédiablement. Pendant que le climat continuerait de se dérégler, le niveau de vie général chuterait inexorablement. Le financement des pensions de tous ceux, vivants aujourd’hui, qui seront alors en retraite, ne serait plus assuré ; on ne pourrait plus financer non plus les services publics ; on refuserait de rembourser les dettes, au détriment des prêteurs, ou alors on l’exigerait, au détriment des emprunteurs. Dans les deux cas, on ponctionnerait le patrimoine des épargnants qui n’aurait d’ailleurs plus de raison d’être conservé, puisqu’il n’y aurait personne à qui le transmettre. Avec le temps, les conséquences deviendraient plus noires encore pour les derniers survivants de nos contemporains. On assisterait à un déclin de plus en plus rapide du niveau de vie des derniers humains, qui devraient se battre pour survivre, dans un monde où de moins en moins de gens s’emploieraient à faire fonctionner l’économie, l’administration, le système de santé et les services publics. Puis, dans un monde de plus en plus en déshérence, les derniers humains, parmi les vivants d’aujourd’hui, se battraient pour rester le dernier survivant. Et ce qui est vrai pour la prochaine génération l’est aussi pour les suivantes, par continuité. Car c’est bien cela dont il faut prendre conscience : sans toutes les générations suivantes, la vie de tous les vivants d’aujourd’hui est condamnée à se terminer en enfer. La phrase de Groucho Marx ne peut donc convaincre que ceux qui sont victimes de la tyrannie de l’immédiat, qui ne pensent pas à ce que les générations futures leur apporteront d’essentiel dans les années à venir. Alors, par égoïsme au moins, par altruisme intéressé, protégeons le bien-être de nos descendants comme la prunelle de nos yeux. Et, pour cela, innovons, éliminons le gaz carbonique de notre énergie, réduisons nos dettes, devenons harmonieux. Comprenons que l’altruisme est une des dimensions les plus vitales de la rationalité. Et réciproquement. Telle est l’ambition de l’économie positive.

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28 mai 2018

Prochaines élections

Les élections présidentielles auront lieu dans plus de deux mois, et pourtant, je ne peux déjà plus en entendre parler. Pire encore : pour la première fois de ma vie d'électeur, je n'arrive pas à déterminer qui j'aimerais voir comme président ! Cela dit, ça ne me dérangerait pas tant si cela ne concernait que moi. Mais apparemment, je suis loin d'être le seul à balancer ! La semaine dernière, j'ai encore effectué un incentive à Lyon où j'ai évoqué cette question avec pas mal de monde. Et j'ai remarqué que pas mal de gens avaient le même problème que moi : ils percevaient le caractère déterminant des prochaines élections, mais songeaient quand même à voter blanc. Comme moi, aucun challenger n'avait à leurs yeux ce qu'il fallait pour redresser la France. Pas par manque de choix, pourtant. Les postulants nous offrent à l'évidence des tendances particulièrement tranchées. Entre les coupes budgétaires de Fillon et la pseudo-modernité de Macron, les électeurs ne manquent a priori de rien, question choix. Oui, mais voilà : aucun des candidats proposés ne semble avoir ce qu'il faut ; chacun d'entre eux est d'une certaine manière le symbole de tout ce qui ne va pas dans le système politique. Fillon, le moraliste qui s'en met plein les poches ; Macron, un être tout en façade ; Hamon et son fameux revenu universel ; Marine et ses idées aux relents d'années 30... Selon moi, ces candidats sont déconnectés du réel et sont incapables de proposer autre chose que des solutions excessives. Et chacun d'eux sera une source de problèmes, s'il passe. Les quatre ténors actuels seraient une hérésie à la tête de l'Etat. Du coup, je pense que je vais me pencher sur les candidats hors parti, pour une fois. Ils survivent à peine pour le moment, mais il est possible qu'on les écoute plus que d'habitude, d'ici peu. En effet, lorsque les débats commenceront vraiment, l'égalité de temps de parole va légèrement rebattre les cartes, et ces candidats-là profiteront d'une nouvelle dynamique. Et si pas mal d'électeurs ressentent le même ras-le-bol, les candidats du peuple pourraient être la tortue contre le lièvre dans cette élection. Ce ne serait pas la première fois que cela arrive, même si, en France, nous sommes solidement attachés à nos énarques inutiles. Quoi qu'il en soit, cet incentive m'a fait passé un excellent moment. Je vous mets en lien le site de l'agence qui s'en est occupée, si vous voulez voir à quoi ça resemblait. Retrouvez toutes les infos sur cette incentive à Lyon en suivant le lien.

Posté par cophilentin à 15:31 - Permalien [#]
23 mai 2018

Dépenses de santé croissantes non liées à l’amélioration de la santé

En prévention, les sommes mobilisées sont loin d’être négligeables comme l’indique une étude publiée en juillet 2006, réalisée à partir des Comptes nationaux de la santé de 2002 : la France consacre 10,5 milliards d’euros à la prévention, soit 6,4 % de ses dépenses de santé. Ainsi que le relève la Conférence nationale de santé dans son avis du 22 mars 2007, « Plus que son montant, c’est l’absence de stratégies évaluées en promotion de la santé, élaborées et organisées avec le système de soin et avec l’ensemble des acteurs concernés en dehors du soin qui réduit l’efficacité de la dépense globale de prévention. » L’attraction exercée par les grandes métropoles prive progressivement les populations des zones suburbaines ou rurales écartées d’accès aux soins car les professionnels s’y trouvent inexorablement attirés du fait d’infrastructures de meilleure qualité dans tous les domaines, culturels, de transports, de loisirs ou sanitaires. Certaines zones géographiques sont sous dotées en terme d’offre de soins et parfois totalement dépourvues d’une offre de soins à tarif opposable. Elles contribuent à renvoyer les personnes en demande de soins vers l’hôpital public et, en son sein, vers les urgences. Ces territoires, à découvert d’une offre utile, viennent renchérir encore l’accès aux soins pour une population alors contrainte d’ajouter des frais de déplacement parfois considérables au prix des consultations et des traitements. Ainsi que le fait remarquer le Dr TARPIN de Espace Généraliste sur les 14 millions de passage par an dans les services d’urgence, 11 millions sont injustifiés et ne relèvent pas des urgences dont 8,8 millions ont lieu pendant les heures ouvrables et 50% de ces patients ont des symptômes depuis plus de 48h. C’est une illustration de la négation de la prévention laquelle repose sur le dialogue avec un professionnel qui connaît le contexte de ce milieu dans lequel évolue la personne. Il en résulte une dépense considérable d’examens qui ne seraient pas nécessaires si le patient était vu dans son milieu ou porteur d’un dossier médical aux informations sûres. Le principe de précaution et la judiciarisation de l’exercice médical, de surcroît, interdit aux urgentistes d’effectuer sereinement le premier métier de l’urgence qui consiste à trier les patients selon le degré de risque. Le défaut de connaissance réduit les critères d’éviction des urgences. En outre, la tarification à l’activité peut générer, plus ou moins consciemment, des examens inadéquats dans le but non d’aider au diagnostic mais de justifier la présence de matériels coûteux et de soutenir l’activité de l’hôpital pour lui procurer les revenus dont il manquerait. Les territoires où l’offre publique hospitalière est désormais insuffisante, faute de praticiens, contribuent à l’augmentation de la dépense mais surtout au renoncement aux soins et à l’entrée tardive et coûteuse dans le système, génératrice de handicaps, d’incapacités et de mortalité prématurée évitable. Le coût des groupes homogènes de séjour est, par exemple, beaucoup plus élevé à l’hôpital AVICENNE en Seine-Saint-Denis ou dans les quartiers Nord de Marseille. S’y ajoutent les indemnités pour perte d’activité ou incapacité.

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21 mars 2018

Trop de casquettes pour une seule personne

De plus en plus souvent les conférences de presse, au niveau national, régional ou local, réservées par principe aux journalistes, sont truffées de communicants, voire de militants qui « occupent le terrain » et empêchent les journalistes d’exercer correctement leur profession. Le 30 août le premier ministre Edouard Philippe donne une conférence de presse sur les ordonnances concernant la législation du travail. Quelqu’un demande à poser une question en se présentant ainsi : « Raquel Garrido, pour les Terriens du dimanche » (émission sur C8). Or Raquel Garrido est certes chroniqueuse dans cette émission, mais aussi avocate de Jean-Luc Mélenchon et porte-parole de la France Insoumise. La Déclaration des droits et devoirs des journalistes adoptée à Munich en 1971 par les syndicats européens dispose qu’un journaliste ne doit jamais « confondre le métier de journaliste avec celui de publicitaire ou de propagandiste ». Ce texte stipule également de « respecter la vérité ». Or, en septembre Raquel Garrido a déclaré à l’émission « Les Terriens du dimanche » en évoquant une manifestation organisée par la France Insoumise : « C’est pour ça qu’on était dans la rue hier et que ça a si bien marché ». L’émission a été enregistrée le 21 septembre alors que la manifestation devait avoir lieu le 23. Anticiper sur les faits n’est pas « respecter la vérité ».

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23 février 2018

Mettre du nez dans son vin

Le mois dernier, j'ai suivi un cours d'oenologie à Caen. Je dois avouer que c'est un domaine que je maîtrise assez mal, mais j'ai quand même passé un excellent moment. Nous nous sommes pas mal occupés des odeurs du vin, et l'on nous a appris que ces odeurs se décomposaient en plusieurs grandes familles. Pour ceux qui sont comme moi des amateurs peu éclairés, il faut savoir que lorsqu'on détaille les odeurs d'un vin, on procède en fait par analogie. En effet, les noms chimiques sont assez sibyllins : il est tout de même plus évident de parler de clou de girofle plutôt que d’eugénol ! Voici les familles d'odeurs que j'ai retenues pendant ce cours. Les odeurs florales se retrouvent en général dans les vins jeunes : rose dans les gewurztraminers, mais aussi aubépine ou chèvrefeuille dans plusieurs vins blancs. Les odeurs animales caractérisent les vins évolués : cuir dans certains Saint-Emilion, musc dans les vins des Corbières... Certaines odeurs sont même pénibles, comme l'odeur de souris qui se développe à cause d'une certaine levure. Les odeurs boisées comme le bois de santal se retrouvent quant à elles dans les vins élevés en barriques. Décrypter le parfum d'un vin est vraiment un exercice très sympathique, et je vous invite à prendre le temps d'essayer, la prochaine fois que vous dégusterez un vin. Et même, tentez l'aventure à plusieurs. Vous remarquerez vite que ce qu'on sent est fondamentalement subjectif. Il est donc inutile de se sentir nul quand on ne sent pas pas l'odeur de géranium là où d’autres la détectent ! Ca ne doit pas vous gêner car, finalement, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse : tout est une question de perception, et elle est différente pour chacun. Si vous voulez en apprendre plus sur le sujet, vous devriez tester les cours d'oenologie : mettez du nez dans votre vin ! On y apprend pas mal de choses, et dans une ambiance décontractée. D'ailleurs, je vous mets en lien le site de ce cours à Caen. Pour plus d'informations, allez sur le site de cette activité de cours d'oenologie à Caen et retrouvez toutes les infos.

 

vin (18)

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05 février 2018

Un peu de lumière, siouplaît !

La plupart de mes collègues considèrent que le monde va de plus en plus mal. Qu'il suffit de consulter le fil d'actualité pour s'en rendre compte. Pourtant, je n'ai pas la même vision des événements qu'eux. Evidemment, les problèmes existent, et ils sont même légion. Mais je garde toujours en tête une donnée essentielle : ce sont toujours les râleurs qui font le plus de bruit ; la majorité qui consent, elle, reste souvent silencieuse. Il suffit de consulter les commentaires des internautes en bas de chaque article en ligne pour s'en rendre compte : ce sont les plus haineux qui prennent le plus souvent la parole. Il faut donc prendre en considération le silence et ne pas se focaliser uniquement sur le bruit pour voir où nous en sommes vraiment. Et il en va de même pour les sujets d'actualité : ce sont souvent les sujets les plus dramatiques ou problématiques qui sont mis en avant ; parce que le bonheur fait rarement vendre. Imaginez un film de deux heures où il ne se passerait rien, où les personnages seraient toujours heureux. Vous auriez envie de regarder un tel film ? Non, bien évidemment : une histoire commence à partir de moment où il se passe quelque chose, où apparaît un problème. Il faut donc aussi prendre en considération le fait que les médias ne reflètent en général que la part la plus sombre des événements. Là encore, la majorité des événements qui se produisent dans le monde ne sont pas dramatiques.

Cela n'empêche bien évidemment de regarder tout ce qui se passe dans le monde. C'est d'ailleurs ce que je me propose de faire ici même, au fil de mes billets. Mais il faut toujours garder à l'esprit que les médias n'éclairent que la partie sombre de notre histoire. La partie lumineuse existe, et elle est chaque jour sous nos yeux...

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